27 juin 2006

petite histoire de Concarneau

    Les origines de la fondation de Concarneau restent imprécises faute de documents. Les légendes ne manquent pas. Des sondages archéologiques effectués en 1997 n'ont pas permis de découvrir en Ville-close, les vestiges d'une motte castrale prématurément évoquée dans diverses publications. Le mystère reste entier.

    Seules certitudes, une base de tour du 13ème siècle et un mur du 14ème retrouvés près de la Tour du Fer à Cheval viennent confirmer les premiers écrits des Ducs de Bretagne sur l'existence d'une enceinte médiévale. Il faudra attendre la fin du 17ème pour conserver les documents militaires et connaître l'histoire des fortifications, remaniées jusqu'au milieu du 19ème siècle.

Dès la préhistoire, l’îlot fut habité par une population de pêcheurs. Jusqu’au Xe siècle, le village n’est défendu que par des fossés surmontés de palissades…

Au XIVe siècle, la ville est fortifiée et devient quatrième place forte de Bretagne ; en 1373, après trente années d’occupation anglaise, Duguesclin rend la ville au Duché de Bretagne.

En 1451, les murailles sont reconstruites et en 1491, le mariage d’Anne de Bretagne avec le roi de France fait de Concarneau une place royale.

En 1576, la ville est occupée quelques jours par les protestants et en 1679, le gouverneur étant accusé d’intriguer contre Louis XIII, son lieutenant est pendu haut et court devant la poterne.

Cet événement marque la fin du rôle militaire de Concarneau.

Cependant, sur ordre de Vauban, les remparts subissent au début du XVIIIe siècle d’importantes modifications : suppression des toits de tours pour installer l’artillerie, transformation du ravelin de l’entrée. 300 ans plus tard l’aspect extérieur est pratiquement le même, mis à part la porte du Passage, élargie en 1785 et le Beffroi construit au début du XXe siècle.

En plus de la garnison, Concarneau comptait une population de pêcheurs qui armaient quelques dizaines de chaloupes.

On y importait un peu de vin et de blé. Le poisson était pressé, séché et envoyé par charrettes ou « chasse-marée » aux villes de l’intérieur et aux ports du sud-ouest.

En 1795, on compte 300 embarcations, mais cette relative aisance est stoppée par les guerres de l’Empire et le blocus des côtes.

Il faut attendre 1851 et l’apparition des premières conserveries pour que le niveau de vie s’élève à nouveau.

En 1900, on compte trente usines employant 2 000 ouvrières sur une population de    7 000 âmes. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge la flottille de 800 chaloupes dans un grand désarroi.

L’œuvre des Filets Bleus est créée à cette époque pour venir en aide aux familles de pêcheurs les plus démunies.

Après la première guerre mondiale, les petits bateaux cèdent la place aux pinasses pontées et le moteur supplante peu à peu les voiles.

Posté par bebechat08 à 13:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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